Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La violence, entre mode d’expression et moyen illégale

Publié le par Algérie libertaire

Le Dictionnaire Larousse définit le mot violence dans ces termes :

Caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructrice : Le vent souffle avec violence. La violence d'un choc.

Caractère extrême d'un sentiment : Violence des passions.

Caractère de quelqu'un qui est susceptible de recourir à la force brutale, qui est emporté, agressif : Quand il est ivre, il peut être d'une grande violence.

Extrême véhémence, grande agressivité, grande brutalité dans les propos, le comportement : La violence de sa lettre nous fit peur.

Abus de la force physique : User de violence.

Ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d'armes, des relations d'une extrême agressivité : Climat de violence.

Contrainte, physique ou morale, exercée sur une personne en vue de l'inciter à réaliser un acte déterminé.

Mais, par-delà une définition linguistique de la violence, existent bien d’autre définitions qui, parfois, justifient la violence et à même de la condamner avec la plus grande fermeté.

Bien que l’illégalité de l’acte violent soit un fait avéré et communément admis, il n’en demeure par moins que le recours à la violence n’est pas toujours juridiquement répressible, comme l’est le cas pour la légitime défense. Aussi, la violence apparait, en des situations extrêmes comme ultime moyen pour atteindre un idéal de justice. Ce n’est que par le fer et le feu que le peuple algérien finis par arracher son indépendance des mains du joug colonialiste, cet exemple montre qu’en des situations précises, à savoir critiques, le recours à la violence devient vital. Or, la violence peut aussi servir de moyen d’expression lorsque tous les moyens d’expressions ordinaires se trouvent sous le coup d’une quelconque interdiction contraignante. On a, maintes fois, vu des mouvements de protestations pacifistes, comme celui de la jeunesse américaine pendant les années soixante, se transformer en mouvement violent, et même souvent à caractère terroriste, le cas des Weathermen qui fut une organisation états-unienne d'extrême gauche pratiquant la guérilla urbaine.

Toutefois, quelque soit le prétexte, la violence conserve toujours son visage affreux, et ne conduit presque jamais à asseoir une paix véritable, il en de même pour celle que s’approprie la force publique sous le fallacieux principe du monopole de la violence légitime, fondement de tous les états constitutionnels. D’où la nécessité de lutter contre cette tare humaine, non pas par l’opposition d’une autre forme de violence, mais par un effort de compréhension, d’humanité et de tolérance.

 

 par: Oubaya Samir   

Commenter cet article